origines du masculinisme

Déjà au XIXème siècle.

A la fin du XIXème siècle, aux Etats-Unis, en quelques années, les hommes qui se composaient à 90% de travailleurs indépendants (artisans, commerçants, agriculteurs) ne le sont plus qu’à 35% en raison de l’industrialisation.

La machine a fait son apparition, rendant moins nécessaire la force physique. « Pour revaloriser la masculinité viriliste, des hommes mettent sur pied des associations pour garçons, comme les scouts. Certains prétendent que l’habileté mécanique est un attribut masculin, justifiant ainsi l’exclusion des femmes des emplois en manufactures.» (Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri, « Qu’est-ce que le masculinisme », in Le Mouvement masculiniste au Québec, éditions Remue Ménage.)

L’Europe est aussi traversée par des discours sur une prétendue crise de la masculinité mais la première guerre mondiale puis le nazisme remettront au goût du jour l’exaltation de la masculinité ostentatoire.

Au XXème siècle

C’est dans les années 80 que ces mouvements refont surface, à la faveur de l’émergence du conservatisme à la Thatcher ou Reagan d’une part, et d’autre part en réaction à la transformation de la société où les femmes obtiennent plus de liberté.

Il s’agit bien d’une réaction d’une classe qui perd du pouvoir sur une autre, et que l’on pourrait comparer à la réaction de blancs américains lors de l’abolition de lois raciales.

Le psychologue Guy Corneau.

En 1989, le québécois Guy Corneau publie un ouvrage à succès (actuellement recommandé dans certaines écoles pour travailleurs sociaux en Belgique par exemple), « Père manquant, fils manqué » où il dénonce la mère devenue dominante et castratrice « qui s’ingénie à briser la masculinité du fils au moyen de gestes et d’arguments souvent violents. » Il s’agit à travers tout le livre de revaloriser une virilité perdue.

Le livre fera tache d’huile et influencera nombre de psychologues et animateurs de réflexion sur la masculinité.

En Europe

Dans les années 90, les media de France se lancent dans la bataille et développent toutes sortes d’articles et de dossiers où les hommes, présentés comme des victimes des femmes expriment leur mal être. Il n’y aurait plus de patriarcat et les femmes auraient pris le pouvoir. Des personnalités émergent, pas toujours très fréquentables mais adorées des media : Alain Soral (aujourd’hui proche de Dieudonné), le chroniqueur Eric Zemmour, l’écrivain Jacques Arènes, le psychanalyste Michel Schneider…

Des groupes d’hommes se forment en Belgique puis en France, se cachant très souvent derrière des revendications de pères divorcés. En Grande-Bretagne, les « Fathers for Justice » se feront connaître souvent de manière violente. Leur attitude agressive (parfois physiquement) se double d’une habitude de se déguiser en super héros (superman, Spiderman etc) comme on le voit dans les vidéos sur le site.

D’autres personnalités ont ensuite fait le bonheur des media français en reprenant les thèses masculinistes sans toutefois en connaître l’origine.

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