Le féminisme aujourd’hui

Actuellement, la troisième vague du féminisme est très influencée par Simone de Beauvoir, l’une des premières féministes qui revendiqua en France l’égalité des droits entre hommes et femmes. Dans Le Deuxième Sexe, elle affirme : « On ne naît pas femme, on le devient ».

On oppose genre (culturel et arbitraire donc dépassable) et sexe (biologique et donc indépassable).
Selon cette définition, l’identité humaine n’est pas composée de deux identités, féminine et masculine, mais bien d’une seule : l’être humain unique qui se différencie en homme ou en femme selon des normes imposées par la culture. L’identité sociale du genre féminin ou masculin est la résultante historique de l’oppression d’un sexe sur l’autre.

De ces idées sont nées « Gender studies » (« études du genre », en français) domaine d’étude portant sur la question du genre qui s’est développé depuis les années 1970 dans les universités américaines où plusieurs universités prestigieuses financent des départements ou des chaires professorales consacrés à ce champ de recherche.
Ce domaine d’étude veut montrer comment les inégalités dont sont victimes les femmes s’appuient d’une part sur une idéologie légitimant, de fait, l’oppression des femmes et d’autre part sur un ensemble de mécanismes sociaux qui tendent à présenter comme naturelle (biologique) une division inégalitaire des rôles sociaux entre les hommes et les femmes, y compris dans les sociétés qui se prétendent démocratiques et égalitaires.
Le livre phare du mouvement est « Trouble dans le genre » de Judith Buthler.

Alors que les inégalités demeurent nombreuses entre hommes et femmes (violence physique et symbolique, inégalité de salaire, tâches ménagères, emploi, chômage, violence sexuelle, etc) la plupart des femmes disent avoir le sentiment que l’égalité est obtenue et qu’il n’y a plus matière à se battre. Le féminisme est pourtant toujours nécessaire tant que les femmes n’obtiendront pas la moitié des privilèges.

L’essentialisme est l’idéologie qui s’oppose aux « gender studies » puisqu’il affirme que les hommes et femmes sont par essence, naturellement très différents. Leur place dans la société est donc « naturellement » différente. Pour caricaturer, la femme aurait le gène du fer à repasser et l’homme celui du pouvoir. En France, des mouvements comme « la manif pour tous » et les « associations de pères » se situent clairement dans cette mouvance anti-féministe.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s